TRISTE SEMAINE POUR LE RESPECT DES DROITS DES « ASSOCIÉ(E)S » DE WALMART !

MONTREAL, le 16 mai 2014 – Le syndicat des Travailleurs et des Travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) tient à unir sa voix à celles des 750 associé(e)s de Walmart au Canada qui ont été mis à la porte de façon cavalière cette semaine. Au Québec, c’est plus d’une centaine de cadres intermédiaires responsables des départements de la chaussure, de la téléphonie, des pneus et du laboratoire photo qui ont été touchés par cette mise à pied massive.
Depuis lundi, la page www.facebook.com/NotreWalmart a littéralement été prise d’assaut par les internautes et de nombreux licenciés de toutes les régions du Québec ont communiqué avec les TUAC, même si aucun employé de Walmart n’est syndiqué, pour obtenir de l’information quant aux recours qui s’offraient à eux. Tous ces travailleurs, qui cumulaient plusieurs années de service, avaient un dossier irréprochable et à qui Walmart avait confié des postes de responsabilités, étaient bien loin de s’attendre à ce licenciement sans préavis.
À l’issue de la rencontre avec leur employeur, les travailleurs qui ont demandé s’il était possible d’être affecté à un autre poste dans le magasin ont été invités à postuler pour un nouvel emploi sur le site Internet de Walmart. Pour porter l’insulte à son comble, tous ces nouveaux ex-associés ont été escortés par la sécurité à l’extérieur du magasin comme s’ils étaient de vulgaires voleurs.
Pour le syndicat des TUAC, il ne fait aucun doute que le géant américain utilise ce stratagème afin de réduire sa masse salariale et qu’une fois de plus ce sont les travailleurs et les travailleuses qui font les frais de cette gestion des ressources « inhumaines ». Bien entendu, nous sommes d’avis que si ces travailleurs avaient un contrat de travail, ils auraient été mieux protéger et rien de tout cela ne serait arrivé.
Malheureusement, ce n’est pas la première fois que Walmart bafoue les droits de ces travailleurs pour économiser de l’argent. Rappelons-nous le scandale révélé dans le journal La Presse en avril 2013 alors que le journaliste Hugo Meunier soulignait que certains associés étaient encouragés à ne pas déclarer leur accident de travail. En réaction à ces mêmes articles, le mouvement NOTREWalmart a pris son envol grâce à sa campagne : « Le silence a un prix », qui avait comme objectif de sensibiliser les travailleurs à l’importance de déclarer leur accident de travail.
Le syndicat des TUAC, qui était en appui à cette campagne, a mis à contribution son équipe d’avocats et de santé et sécurité au travail pour défendre les travailleurs devant la CSST. Une fois de plus, les TUAC s’engagent à accompagner ces personnes dans leurs démarches. Tous ceux et celles qui ont besoin d’aide ou d’information peuvent nous appeler en toute confidentialité au numéro sans frais : 1 800 363-5566.

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